Se garder des conclusions...

 

 

 

Dans une constellation peut apparaître un fait, qui concrètement n'a pas existé dans l'histoire familiale.

 

C'est surprenant, mais il faut se garder d'interpréter ce qu'on voit comme une vérité absolu.

 

Berthold Ulsamer dans son livre « Le manuel des constellations familiales éd. Jouvence» cite le cas d'une personne dont il était flagrant, au cours de la constellation, que son père n'était pas son vrai père. Ça fait un choc n'est-ce pas?

 

 

Cette personne interrogea son parent qui lui avoua avoir eu des doutes (sa compagne ayant eu plusieurs aventures cette époque) au sujet de sa paternité. Il fit faire des tests qui furent sans équivoques. Il était bien son père.

 

Pourtant cette dynamique était inscrite dans la mémoire familiale et cause principale d'un problème vital pour cette personne.

 

Au cours d'une constellation que j'animais, était représentée la famille d'origine d'une personne : son père, sa mère et ses deux frère et sœur.

 

Un quatrième enfant apparait rapidement, il est la clé de la problématique exposée, au grand étonnement du demandeur.

 

Une semaine après, je reçois un mail me précisant qu'après s'être renseigné auprès de sa mère, il n'y avait eu aucun enfant non né dans sa famille d'origine, mais que sa mère voulait absolument un quatrième enfant qu'elle n'a jamais put avoir, et qu'elle le vivait comme une souffrance.

 

Si la personne n'avait pas eu accès au renseignement, on aurait put naturellement conclure qu'il y avait un quatrième enfant.

 

Il faut être prudent avec ce que l'on voit et surtout éviter d'en tirer des conclusions. Le travail systémique se passe à un niveau où les faits ne sont pas aussi distincts des pensées que dans celui de notre vie de tous les jours.

 

Cela met l'accent sur l'importance des pensées récurrentes, des idées fixes, des chocs émotionnels... dont l'action sur notre destinée (et celle des autres) n'est pas innocente, même à long terme.