Reflexion à partir d'un constat d'Alice Miller.

Extrait d'une interview d'Alice Miller :

Interview avec Alice Miller par Katharina Micada

Le 8 octobre 2009, traduction Brigitte Adam

 

 

« Comment voyez-vous le rôle des religions / Église concernant la maltraitance des enfants ?


Dans toutes les religions que je connais, je constate l'obligation de respecter les parents et les ancêtres même si ceux-ci ont brutalisé leur enfant. Presque tout le monde accepte cette obligation, même s'il faut payer de sa santé pour cela, car le corps ne comprend pas la morale. Il ne peut pas mentir, il a mémorisé les souffrances et nous pousse à respecter sa vérité. Sans se mentir à soi-même on ne peut pas aimer et respecter les personnes qui nous ont tourmentés pendant des années. » Fin de l'interview.

http://www.alice-miller.com/interviews_fr.php?page=10

 

 

 

Au de là des religions, des croyances et des blocages, c'est à cet endroit que commence le travail des constellations familiales.

 

Là ou la compréhension, le pardon, la reconnexion ou bien le sentiment d’appartenance sont rendus impossibles par la souffrance, la douleur, la colère ou la haine.

Le principe qui régit le travail des constellations ouvre un champ de possibilités inespéré dans ce domaine. Ce n'est pas un principe nouveau et son adaptation à la réalité de notre pensée actuelle ne cesse d'évoluer.

 

« C'était un jour triste, le ciel était gris, le temps humide, j'avais le moral dans les chaussettes. J'ai mis la télé en désespoir de cause : Un avion décollait sous la pluie, montait sans peine vers de lourd nuages sombres.

Et soudain ! Au dessus des nuages... Un magnifique ciel bleu, un soleil éclatant. L'avion étincelait, les nuages étaient en dessous... . Cette image avait pénétré mon cœur et il rayonnait. »

 

Le principe à l’œuvre pendant une constellation familiale ou structurelle amène à cet endroit de notre espace, de notre vie où le ciel est gris/noir (le problème) et porte notre attention au dessus, l'éclairant à la lumière du soleil (espace de résolution). Un soleil qui permet une compréhension nouvelle et profonde, qui s'inscrit dans le corps (corps/subconscient).

 

Le langage employé est celui que comprend le subconscient. Les gestes (de réconciliation, d'ouverture, de respect, d'amour...), les mots et phrases de résolution dont on lit la pertinence dans les mouvements (parfois très discrets) et la respiration de la personne ou de son représentant sont autant d'indicateurs fiables: ils sont le langage du corps (du soma comme le défini Thomas Hanna).

 

Quand j'évoque ce puissant moyen de transformer sa vie avec certaines personnes, je sens bien que non seulement elles n'y croient pas, mais qu'elles refusent d'y croire. Pourquoi ? Parce que c'est impossible !

 

« On peut disserter des heures afin d'expliquer à quelqu'un le parfum d'une rose, mais le plus simple c'est de la lui faire sentir ».

 

Il n'y a qu'une seule façon de comprendre l’efficacité du travail des constellations: c'est d'y participer comme représentant. Ensuite, on peut se faire une opinion.

 

L'essentiel ici, n'est pas de prouver, c'est de trouver une solution ou au moins une meilleure solution. Et que pour la personne concernée le changement soit concret et mesurable (en utilisant une échelle de 0 à 10 pour quantifier l'évolution vers la solution, par exemple).